Seance 4 : le rechauffement climatique

L’intervenante, Nina TAARABIT, qui est chargé de mission éducation à la transmission énergétique, a en premier lieu commencé la séance en présentant brièvement le thème du jour : le réchauffement climatique sans entrer dans les détails, puisque l’objectif étaient que les élèves en découvrent par eux-mêmes la signification et ce que cela implique.

 

Les différents ateliers se sont organisés de la manière suivante :

 

·      Atelier 1 : Le premier atelier a rassemblé les élèves autour d’une carte du monde accompagnée de différentes étiquettes. Il s’agissait replacer les étiquettes des pays (Brésil, Groëland, l’Érythrée…), celles des animaux (blaireau, fennec, l’ours polaire et le toucan), celles des végétaux (cactus, palmier, chêne, mousse) et enfin celles de différents climats présents dans le monde (4 types : tempéré, aride, tropical, polaire) au bon endroit sur la carte du monde. Les élèves ont également pu se servir d’un globe du monde pour s’aider.

 

·      Atelier 2 : Cet atelier a nécessité une bassine avec un récipient et de l’eau bouillante. Après avoir porté l’eau à ébullition à l’aide d’une bouilloire, nous avons versé cette eau chaude dans une bassine, puis nous avons placé une bouteille contenant de l’eau froide à l’intérieur de la bassine. Cette expérience a permis de mieux saisir et comprendre le phénomène de réchauffement climatique. Le niveau de l’eau a augmenté car l’eau s’est dilatée au contact de l’eau bouillante. Les élèves ont effectué un schéma de leur expérience et en ont écrit les résultats sur leur fiche de travail afin d’en garder une trace.

 

·      Atelier 3 : Lors de cet atelier, les élèves ont eu l’occasion de découvrir un certain nombre de documents (graphiques avec courbes, légendes et échelle du temps) à lire, analyser et mettre en relation les uns avec les autres pour ensuite pouvoir répondre aux questions posées sur la fiche de travail. Ensuite, ils ont été invités à regarder une courte vidéo (4-5min) autour du thème du jour.

 

·      Atelier 4 : Les élèves ont réalisé une expérience impliquant 3 thermomètres, 3 saladiers et une lampe chauffante. Un thermomètre était placé en dessous de 2 saladiers superposés pour recréer l’effet de serre, un autre thermomètre était placé en dessous d’un seul saladier et le dernier n’était pas recouvert. Après avoir laissé la lampe chauffer un peu, les élèves ont pu constater que le premier thermomètre placé en dessous des deux saladiers affichait une température supérieure à celle indiquée par les deux autres thermomètres, celui non recouvert étant le moins chaud.

Dans un deuxième temps, les élèves ont dû identifier 8 activités humaines émettant du CO2 sur un poster représentant des scènes de vie dans une ville.

 

·      Atelier 5 : Cet atelier était centré sur la notion d’atmosphère en partant d’une histoire, celle de Sophie qui est montée dans une machine incroyable qui lui a permis de traverser les différentes couches de l’atmosphère. À l’aide d’un premier poster, il a fallu replacer des vignettes pour désigner les différentes couches de l’atmosphère puis les élèves ont lu un deuxième poster contenant la trace écrite.

 

Lors de chaque atelier, leur mission était de compléter une page de leur fascicule. Pour terminer, en collectif avec l’intervenante, la classe a complété ensemble le schéma sur l’effet de serre (dans le fascicule).

 

Avant de clore la séance, Nina est revenue sur le fascicule et plus particulièrement sur les graphiques représentant la consommation énergique dans le monde (pétrole, charbon, gaz, avec les réserves mondiales notées en gtep (giga tonne équivalent en pétrole). Ces ressources font partie des énergies fossiles.

L’uranium (issue de l’énergie nucléaire) n’est pas considéré comme de l’énergie fossile mais il est tout de même limité au même titre que l’énergie fossile. On observe que l’on consomme de plus en plus dans le monde car on se développe de plus en plus et que le nombre d’habitants a beaucoup augmenté (environ 7 milliards).

De même, un autre graphique représentant la consommation animale mondiale en gtep et en nombre d’années montrait la même tendance.

 

En s’aidant d’une calculatrice, les élèves étaient invités à calculer diverses données pour en déduire les informations suivantes :

·      Il nous reste 54 années de pétrole si on continue d’en consommer 4,4 giga tonnes par année (avec une réserve mondiale de 239 giga tonnes).

·      Il nous reste 112 années de charbon restantes si on en consomme 3,83 giga tonnes comme on le fait actuellement (avec une réserve mondiale de 431 giga tonnes).

·      Il nous reste 52 ans de gaz restant si l’on continue de consommer 3,2 giga tonnes équivalent en pétrole (gtep) (avec une réserve mondiale de 168 giga tonnes).

·      Il nous reste 90 années restantes pour l’uranium si l’on consomme toujours 0,58 giga tonnes par an (avec une réserve mondiale de 52 giga tonnes).

 

Devant l’épuisement des énergies fossiles, il faut donc envisager de se tourner vers des énergies renouvelables, telles que l’énergie :

-       Solaire : venant du Soleil.

-       Hydraulique : venant de l’eau (moulin à eau, barrage, hélices).

-       Issues des éoliennes : venant du vent.

-       Issue de la biomasse : venant du bois (comme pour la chaufferie de l’école).

-       Géothermique : venant de la chaleur de la terre.

 

Comme le pétrole va se faire de plus en plus rare, il devient de plus en plus cher.

Une question est posée aux élèves : va-t-on pouvoir continuer à consommer autant ? Tous se sont accordé pour dire que cela n’est pas possible au regard des données récoltées et qu’il va falloir changer nos comportements.

 

Nina a également rappelé quelques éléments concernant l’énergie nucléaire : celle-ci est pratique mais elle comporte de gros risques (situations à Fukushima ou à Chernobyl).

Il y a beaucoup de centrales en France (70 % de l’énergie est nucléaire). L’Allemagne, en revanche utilise beaucoup de charbon, ce qui est très polluant. Concernant l’énergie issue des éoliennes (vent), on peut en trouver dans la Drôme car il y a beaucoup de vent (grâce au mistral).

 

Nina TAARABIT, l’intervenante du projet rappelle l’objectif du défi class’ énergie : rechercher des solutions pour économiser de l’énergie dans notre école et promouvoir et informer les autres classes de l’école sur le phénomène (à l’aide d’affiches et de posters).

 

Elle a annoncé que la classe participerait à un évènement le 20 mai 2021 à l’Hôtel de ville de Lyon (mais cela dépend de la situation sanitaire). À ce titre, deux élèves délégués seront élus pour représenter la classe, accompagnés par la maîtresse. En amont, il faudra organiser un petit évènement au sein de l’école pour présenter tout le travail réalisé aux autres classes afin de valoriser ce dernier.

 

La prochaine séance portera sur l’eau et la dernière se concentrera sur la communication dans l’école et les actions à mettre en place (au moins 6). Les élèves devront choisir à cette occasion un nom d’équipe pour toute la classe, lié à l’énergie.


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